Damien Thiéry : « L’AFSCA est une agence qui doit aider et non sanctionner »

 

Pour le député fédéral Damien Thiéry – l’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire est avant tout un organisme de contrôle qui est nécessaire et demandé par l’entièreté du secteur.

Néanmoins il souligne que la manière dont se passent les contrôles doit faire l’objet d’une discussion constante sur base des différentes grosses affaires comme l’affaire Véviba.

À ce propos, il dit avoir constaté de lui-même  que les petits restaurateurs ont fait les frais de ces gros scandales et se dit surpris que dans la restauration les contrôles soient faits de manière très stricte, au détail près, alors que dans les affaires comme Véviba des erreurs plus graves ont été constatées.

Le tout posant la question des techniques de contrôle que cela soit dans un grand fournisseur ou dans la petite restauration ».

Une agence qui doit aider et non sanctionner 

 Le député fédéral souligne que pour lui l’AFSCA doit être avant tout la pour aider le restaurateur et les sociétés à se mettre en conformité et non pour les sanctionner.

Une approche qui selon lui est fondamental au regard des 5 % de restaurateurs qui ratent leurs contrôles et qui pénalisant ainsi les 95 % qui les réussissent.

Dans cette optique, il rajoute qu’il faut être beaucoup plus stricte lorsque qu’on découvre qu’il y avait une volonté de ne pas être en ordre et plus conciliant dans des contrôles ratés, mais ou la volonté d’être en ordre est clairement évidente.

Mise en place un système gagnant – gagnant ?  

À ce propos, il souligne la mentalité de sanction de l’AFSCA et appelle de ses vœux la mise en place d’un système gagnant – gagnant dans lequel la collaboration entre l’AFSCA et le restaurateur serait plus sereine et n’imposerait pas de chercher la bête noire là ou en définitive il n’y en a pas ou en tout cas il n’y avait pas de volonté d’en avoir.

Pour Damien Thiéry, la source du problème proviendrait de la formation des contrôleurs de l’AFSCA et surtout de l’appréciation du contrôleur sur le terrain avec la mise en avant d’une plus grande psychologie.

Ne pas mettre en péril le travail du restaurateur !

 À titre d’exemple, il cite comme problématique certains contrôles dans lesquels les contrôleurs  arrivent dans un établissement en tablier ou avec un  masque sur la tête, à l’instar d’une descente de police pour une saisie de drogue. Le tout installant une sorte d’angoisse dans lequel la clientèle est touchée, et qui fait du tort au restaurateur en question, mais aussi à l’ensemble de la restauration par le bouche-à-oreille.

Selon le député fédéral, il y a moyen de faire des choses sans contredire l’effet de surprise indissociable du travail de l’AFSCA et sans mettre en péril tout le travail du restaurateur et la fidélité de sa clientèle qui ne manquera pas de retenir cet évènement.

Il pense donc qu’au niveau de la formation comme de l’aspect psychologique de ces contrôles, il reste énormément à faire et que la meilleure manière d’avoir une bonne collaboration entre Horeca et AFSCA est de travailler sur tout ce qui touche à la prévention.

Former le restaurateur à réussir son contrôle

Pour ce député du mouvement réformateur, il faudrait ainsi que le restaurateur sache exactement à quoi s’attendre en cas de contrôle et donc que l’AFSCA forme, en quelque sorte, le restaurateur à réussir les contrôles. Pour lui, si ce système est mis en place, il n’y aura alors plus aucune raison d’être en tort.

Le député libéral conclue que l’enquête qui est en cours sur perception que les gens ont de l’AFSCA va apporter beaucoup d’éclairage sur la manière dont le travail est réalisé, mais aussi comment ce travail est perçu et inciter l’AFSCA à tout faire pour s’améliorer.

Source : https://www.horecatv.be/secteur/restaurants/damien-thierry-lafsca-est-une-agence-qui-doit-aider-et-non-sanctionner/